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Fernand Etgen au Conseil "Agriculture et pêche" de l’UE à Bruxelles
23-01-2017

Vers le niveau supérieur

Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, Fernand Etgen, a participé au Conseil "Agriculture et pêche" de l’Union européenne présidé par le secrétaire parlementaire maltais de l’Agriculture, de la pêche et des droits des animaux, Roderick Galdes.

ATT21596

Roderick Galdes a présenté le programme de la présidence maltaise. Il est envisagé de suivre de près la situation de marché ainsi que les négociations relatives aux accords commerciaux avec des pays tiers et leur impact sur le secteur agricole européen. Les propositions Omnibus sont encore en discussion, cependant la présentation d’un compromis sur le volet agricole est prévue pour le conseil du mois d’avril. En ce qui concerne les forêts, la présidence s'efforcera de promouvoir une gestion durable de celles-ci ainsi que le commerce en bois produit légalement au niveau international.

Afin de relancer les négociations concernant la réglementation relative à l’agriculture biologique, la présidence a procédé à des discussions bilatérales avec toutes les délégations au cours de la semaine passée. La réunion informelle des ministres de l’Agriculture aura lieu à la Valette et la réunion de travail sera consacrée au sujet: "Changement climatique et eau dans l’Union. Les défis pour l’agriculture."

Parmi les autres priorités de la présidence, on citera la préparation aux situations d'urgence en matière de santé animale et végétale et la résistance aux agents antimicrobiens.

Autre point à l’ordre du jour: la Commission a poursuivi en présentant l’étude de l'impact que les concessions prévues dans le cadre des accords de libre-échange ont sur les marchés agricoles. L’orientation vers le marché de la PAC ainsi que le ralentissement de la croissance de la demande intérieure de l'UE ont amené l'UE à développer davantage des marchés d'exportation et engager des négociations de libre-échange bilatérales, régionales et multilatérales.

Alors que les négociations du TTIP avec les États-Unis font face à une pause temporaire, l'UE espère progresser dans les discussions avec le Mercosur, l'Indonésie et les Philippines et lancer bientôt des négociations avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Aussi le destin incertain du partenariat transpacifique pourrait faire de l'accord avec l'UE une priorité pour le Japon, un important partenaire commercial, et l'Union est prête à saisir cette opportunité.

L’étude des effets cumulatifs économiques sur le secteur agricole souligne des perspectives très prometteuses, avec des taux de croissance potentiels importants pour les exportations pour les produits laitiers (en particulier pour le fromage et le lait écrémé en poudre), la viande de porc, le secteur des céréales (en particulier le blé) et les vins et les boissons. D'autre part, l'étude montre la vulnérabilité des secteurs de la viande de bœuf, de la viande ovine, du riz, de la volaille et du sucre, confirmant ainsi la nécessité de quotas d'importation pour tous les produits sensibles.

Le commissaire Hogan a rappelé les points principaux sur l’actualité de l’agriculture européenne de 2016 et prône pour l’avenir une étroite collaboration avec l’industrie en améliorant la compétitivité. Il estime qu’en 2017 l’agriculture se doit de s’adapter aux demandes économiques et que dans cette démarche la PAC est dans l’obligation de promouvoir la compétitivité et de soutenir les revenus permettant ainsi d’innover et de promouvoir le développement durable.

Suite aux déclarations du commissaire Hogan, le ministre Fernand Etgen remercie spécialement la Commission pour cette étude extrêmement utile sur l’impact potentiel sur le secteur agricole européen suite aux différentes négociations commerciales.

L’analyse montre que pour quelques secteurs il existe des risques réels dans ces négociations. Dès lors Fernand Etgen demande à Phil Hogan d’être extrêmement vigilant dans les négociations. Ainsi la transparence des négociations est un élément qui lui est très important. Ceci-dit, d’une façon générale, Fernand Etgen est en faveur d’une économie et d’une agriculture qui ne cherchent pas le repli sur soi.

Fernand Etgen rappelle que par le passé le secteur agricole européen a fait des efforts considérables, afin de parvenir aux standards élevés en termes de normes environnementales, sanitaires et de bien-être des animaux demandés par notre société. Bien évidemment ces efforts ont généré et génèrent des coûts. Il faut donc, lors des négociations, absolument tenir compte d’une façon offensive et défensive de ces standards élevés, acquis au prix d'un dur labeur, dans l’intérêt des agriculteurs et consommateurs européens.

Ensuite le sujet de la situation de marché du lait a été abordé. Suite à la situation difficile des différents secteurs au cours des dernières années, la Commission a adopté trois paquets de soutien dont les aides ont contribué à faire face aux difficultés rencontrées par les agriculteurs, notamment dans le secteur laitier et celui de la viande porcine. Ces mesures ont visé à améliorer la situation de trésorerie des producteurs, la stabilisation du marché, la réduction de la production, le fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire ainsi que la promotion de l'agriculture européenne en interne et sur les marchés des pays tiers.

Le commissaire Hogan a noté que le secteur agricole en Europe, en particulier les secteurs laitier et porcin, connaissait une reprise avec de bonnes perspectives aussi en termes de prix, en partie grâce aux mesures déployées par la Commission et aux gains importants sur les marchés d'exportation, notamment aux États-Unis et en Asie. Aussi les rapports récents publiés en janvier par les Observatoires des marchés confirment les tendances et perspectives positives pour les produits laitiers, la viande bovine et la viande porcine.

Fernand Etgen accorde que le paquet de mesures adoptées en septembre dernier, notamment les mesures encourageant une diminution de la production ont certainement été des éléments qui ont contribué à l’augmentation des prix. Il nuance cependant, que d’autres facteurs aussi ont contribué à cet effet, comme l’augmentation des prix des produits laitiers de base dès août 2016 ainsi que la qualité peu satisfaisante des fourrages en 2016 dans de nombreux pays qui a eu un impact sur le volume de la production laitière. Malgré des signes clairs de reprise, la situation pour le secteur laitier reste fragile. Fernand Etgen estime qu’il faut trouver d’autres moyens afin que la transmission de l’augmentation des prix des produits laitiers jusqu’au stade de la production se fasse plus vite. Il considère qu’un renforcement de la collaboration entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire est important.

Fernand Etgen donne son soutien à Phil Hogan sur sa proposition de poursuivre un échange au niveau d’experts en traitant le sujet conjointement avec le renforcement de la chaîne alimentaire.

Concernant les élevages en plein air de poules pondeuses, le Luxembourg a soutenu la demande de la délégation néerlandaise pour que les mesures de confinement obligatoires imposées en raison de la grippe aviaire n’aient pas de conséquences économiques trop graves pour les producteurs.



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